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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 09:11

... des crachotis buréniens en panne sur la place des Terreaux à Lyon ?

Chronique n° 7 de Nicole Esterolle

les-poteaux-de-Buren-2.jpgJe pense que nous sommes tous bien d’accord avec cette obligation qu’ont les municipalités d’entretenir dans le meilleur état possible les œuvres d’art qu’elles ont acquises et installées dans leur espace public. Ce principe très simple de respect élémentaire dû aux artistes et au public peut s’appliquer sans difficulté particulière en ce qui concerne par exemple les sculptures d’Ipoustéguy et de César, installées prés de l’Opéra de Lyon, et dont la « nature » 100% artistique est indéniable.

Là où cela devient plus compliqué, c’est à cent mètres de là, place des Terreaux, face à l’Hôtel de Ville, avec l’ « oeuvre » de Buren installée en 1994… Une patate chaude, encore plus brûlante que celle des colonnes du Palais Royal ! L’artiste commence en effet à se répandre dans la presse pour hurler au vandalisme municipal, à convoquer sa cohorte d’avocats et à menacer gravement la Ville de Lyon pour sa négligence à réparer la centaine de petits jets d’eau parsemant la place des Terreaux, qui n’éjaculent plus verticalement depuis que des camions de pompiers ou de la voierie leur sont passés dessus.

Pas de problème pour les 14 poteaux typiquement buréniens encadrant la Fontaine Bartholdi, ils sont robustes, (voir photo jointe) indéracinables, autonettoyants… Ils font déjà partie du patrimoine artistique lyonnais et dans 300 ans ils seront toujours là, intacts et majestueux, pour témoigner de la haute exigence esthétique des décideurs culturels de notre époque. Gros sac de nœuds en revanche pour ce qui concerne les petits jets d’eau qui faisaient partie du packaging burénien livré à la ville…

1-D’abord parce qu’ils ne participent pas de la ligne esthétique ou du propos plastique (ou anti-plastique) habituel rayuré verticalement caratéristique de l’artiste ( ou anartiste comme il l’a longtemps revendiqué) ; parce qu’ils sont du domaine de l’architectural et que la responsabilité du choix et le mérite de la réalisation reviennent autant aux édiles politiques qu’au couple artiste-architecte.

2-Ensuite parce que , justement, les politiques en question ont une large responsabilité dans cet affaire, puisqu’ils auraient dû à l’époque (hors de tout jugement esthétique) refuser une installation sur laquelle il était bien spécifié que ne pourraient circuler des camions.

3- Enfin, parce que notre « outilleur visuel », a beau jeu désormais, de dégainer l’outillage d’ une procédure juridique qui fait, c’est pourtant bien connu, partie intégrante de sa démarche artistique. Notre plasticien national, est en effet un redoutable procédurier du concept (on a vu avec quelle férocité inouïe il a attaqué le brave pépé fabricant des cartes postales qui avait osé en faire une de la place de Terreaux sans payer de droits à Buren), bardé d’avocats s’appuyant sur un document public de trente pages où toutes les dispositions juridiques son alignées comme autant de dents de pitbull pour protéger, prolonger et pérenniser son « oeuvre ».

Nous en sommes donc là, et on imagine l’embarras des responsables politiques pour s’extraire du piège Buren où ils sont tombés ; on imagine leur gène quand ils annonceront le coût de la restauration aux contribuables lyonnais (même s’il est inférieur au 10 millions d’euros que coûterait la démolition de ces crachotis); on imagine qu’on ne les y reprendra plus…

Et bien non ! il n’y rien à imaginer du tout. La burénisation de Lyon continue de plus belle par l’entremise du comparse de Buren, l’affairiste culturel Verney Caron, grand gourou de l’art contemporain lyonnais avec sa galerie - agence de com’ Art-entreprise, qui, outre la place des Terreaux et la parking des Célestins, vient de rafler pour son poulain zèbré, le 1% « mise en lumière » du hall du nouveau bâtiment du Conseil Régional (joli pactole) , ainsi que très probablement, dit-on, la décoration du futur tunnel de la Croix Rousse.

A suivre…

Nicole Esterolle

N.B. :

1- Ben Vautier (le fameux stripteaseur ) parle de moi dans sa news letter : « Nicole Esterolle : poujadiste ou critique d'art lucide ? lisez-la sur le net actuartlyon.fr, elle m'assassine ! »

2- Le site Actuartlyon.fr publie régulièrement mes chroniques et vous pourrez toutes les y retrouver. Je l’en remercie.

3- Le site Artpointfrance.fr avait commencé à me publier, puis m’a viré…j’ignore pourquoi.

4- La revue Artension vient de publier dans son numéro 105 de novembre-décembre ma chronique N° 6 sur le Schtroumpf post-moderne. Elle m’a demandé d’y faire quelques corrections et améliorations, ainsi que l’apposition d’un autre titre :« L’avenir de l’art appartient-il aux schtroumpf émergents ? ». Merci à Artension de relayer ainsi mes efforts.

5- Ma prochaine chronique risque fort d’être consacrée à l’ exposition au MAC Lyon des « Toblerones » en pains de glace du monochromiste et motocycliste Olivier Mosset, l’ex - copain de Buren du groupe BMPT des années 70.

Publié dans : CHRONIQUE de NICOLE ESTEROLLE
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