Mercredi 2 juin 2010
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Commentaire n°9 posté par Jacky Gras le 26/05/2010 à 17h15
Difficile de définir des limites dans l'expression artistique, je pense que
chaque artiste porte en lui ses propres limites. Et il est normal, quand cette expression devient une pathologie psychiatrique, de le dire. Il y a eu des travaux très interessants , au niveau
artistique en milieu psy , mais cela reste de la thérapie, donc c'est de l'ordre de l'intime, mais qu'est ce que l'intime maintenant , tout s'expose, même la "merde". Alors merci à Nicole
Esterolle, que je ne connais pas, de mettre des mots la dessus, c'est courageux et très rare. Il y la peur de passer pour un ringard, un réac , de ne pas être dans le mouvement, on sait ou ça
mène ce genre de comportement. L'art contemporain est multiple, il y a encore de magnifiques choses à découvrir.
Dans le genre ZHU YU (mangeur de foetus humain ) , il y a un Anglais, Damien
Hirst qui est pas mal non plus. Mais ce qui m'inquiète le plus, ce ne sont pas ces quelques "artistes" ils sont une très faibles minorité et on les oubliera vite,même s'ils focalisent un temps,
toute l'attention des médias. C'est surtout la fascination d'un certain public, les expos de HIRST sont bourrées de curieux, voir une vache pendue, éventrée, les viscères étalées, des écorchés et
j'en passe et des pires, c'est à ce niveau là qu'il faut se poser la question, qu'est ce qui motive autant de gens à se déplacer, le cinéma d'horreur ne suffit plus, il faut du réel, du concret,
jusqu'où iront-ils ? Et je crains que quelque part ces "artistes" répondent à une certaine demande et là , ça craint.
Commentaire n°12 posté par Guillaume le 01/06/2010 à 17h20
L'article ci-dessus à le mérite de se positionner et de faire entendre une
voix qui soulage beaucoup de personnes sceptiques (pour ne pas dire plus) quant au système de l'art contemporain, à son évolution, à ce que les institutions décident de montrer ou non. Je crois
qu'il est nécessaire d'avoir ces débats et de remetre en question ce qui nous est proposé.
Toutefois, je trouve que les attaques de cet artcicle ne sont pas pertinents.
Heureusement, madame Esterolle, que tout le monde ne pense pas comme vous car on peut dire que votre jugement est peu nuancé et très coercitif. Vous semblez très certaine de ce qu'est du 'bon'
art ou du 'mauvais' art, que cela est appliquable à tout le monde, on peut dire que c'est pour le moins présomptueux. Il vous a peut-être échappé que les individus sont tous différents, que leurs
aspirations sont différentes, et que leurs jugements du bien et du mal le sont également.
Que doit apporter l'art? Par quel biais un art contemporain actif passe-t-il?
Quel imprégnation dans le présent doit-il avoir? Quelle en est sa fonction? Autant de questions qui ramènent des réponses différentes suivants chacun et qu'il me semble difficile de critiquer,
tant chaque réponse est personnelle et échappe au cercle de la morale. Vous allez sans doute me dire que vous critiquez sans doute plus le sytème que les artistes eux-mêmes, c'est à dire que: ce
sont toujours les mêmes artistes qui sont montrés, les institutionnels sont des gens snobs et méprisants, vous dites mêmes à plusieurs reprises que ce sont des talibans. Ce dernier terme, je le
trouve intéressant car en matière de censure et d'idéologie dogmatique, vous ne semblez avoir à prendre des leçons de personne.
En tout cas, là encore, je trouve irrecevable cette présomption de culpabilité
de, de qui d'aiileurs? des politiques, des directeurs de musée, de galeristes d'art contemporain? enfin bref d'une masse indistincte de gens tous pourris qui veulent le déclin de l'humanité, le
chaos dans nos vies, qui méprisent la veuve et l'orphelin, ou peut-être tout simplement qui sont des gens négligents et jmenfoutistes. Comment pouvez-vous penser que tous les décideurs en art
contemporain (ou une majorité) puissent tous être incompétents, idiots, irresponsables, malveillants, cyniques ou ennemis de l'humanisme? Je crois que ces gens-là sont comme partout ailleurs,
différents, et qu'ils sont bien aussi responsables et respectueux des autres que n'importe où ailleurs.
Je terminerai cette réaction en disant ceci: Les codes de l'art contemporain
sont tributaires de l'histoire de l'art et de l'histoire tout court. Ils nécessitent un apprentissage et une implication importante de ceux qui veulent en retirer les fruits. On peut regretter
que l'art contemporain ait pris cette forme qu'il a aujourd'hui majoritairement et qu'on peut qualifier de post-duchampienne, qu'il soit régie par des codes autres que ceux du milieu du XXè
siècle, que ces codes soient plus complexes qu'on veut bien nous le dire, mais ce débat me semble sans utilité. La forme actuelle de l'art n'a pas tant d'importance que cela pour plusieurs
raisons:
1. Quel que soit la forme qu'il prenne, l'art exprime la même chose depuis
toujours en fonction de deux critères: la perception de son auteur et le contexte historico-social de son éxecution. Seules les référents formels changent. Les questionnements existentiels,
esthétiques, sociaux, les aspirations mystiques, poétiques restent les mêmes. Et c'est cela qui est important pour le regardeur, c'est cela qu'il reçoit.
2. Même s'il existe un art d'un certain format particulièrement plébiscité en
France dans une majorité de grandes institutions dédiées à l'art contemporain, il existe tellement d'artistes différents et de lieux d'expositions que la diversité est une réalité pour qui se
donne la peine de la voir avant de crier qu'elle n'existe pas.
3. Si l'art d'avant était mieux, il existe nombre de musées qui peuvent
satisfaire des affinités différentes des canons actuels, que ce soit de l'art ancien ou de l'art moderne.
Bref, tout n'est pas si mal et il faut avoir des démarches intellectuelles
plus rigoureuses si on ne veut pas avoir des arguments d'émotion qui reflettent juste une frustration située à d'autres endroits.
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